L’ONU demande l’abrogation des lois sur le cannabis aux États-Unis

Récemment, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), une branche des Nations Unies, a exprimé son mécontentement face à la légalisation du cannabis récréatif aux États-Unis. Dans une déclaration publiée sur Twitter depuis Vienne, en Autriche, l’OICS a affirmé que les États-Unis, en légalisant le cannabis à des fins récréatives au niveau fédéral, enfreignent la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Cette convention internationale engage ses signataires à limiter la production et l’utilisation de stupéfiants aux fins médicales et scientifiques.

🌎 Les inquiétudes de l’OICS sur le cannabis

L’OICS met en avant les risques associés à la consommation de cannabis, qu’il qualifie de « hautement addictif » et « sujet à abus ». Selon le président de l’OICS, Jagjit Pavadia, l’industrie du cannabis viserait particulièrement les jeunes à travers une commercialisation agressive de produits. Il souligne également les dangers de la consommation de cannabis à forte puissance, souvent minimisés par les défenseurs de sa légalisation.

Dans une déclaration, M. Pavadia a précisé :

« L’industrie du cannabis en pleine expansion commercialise des produits pour attirer les jeunes, ce qui constitue une source majeure d’inquiétude. Les méfaits associés à la consommation de produits à forte puissance sont largement sous-estimés. »

L’OICS a également évoqué des liens possibles entre la consommation de cannabis et des problèmes de santé mentale, tels que des troubles psychotiques. Cependant, ces affirmations ne reposent pas sur des recherches publiées ou des études évaluées par des pairs, ce qui remet en question leur crédibilité.

🌎 Une critique implicite de l’alcool et des intérêts économiques

Il est frappant de constater que l’OICS reste silencieux sur des substances comme l’alcool, bien que ses effets négatifs soient largement documentés. Cette omission soulève des questions sur l’influence des industries bien établies qui ont historiquement su faire pression pour éviter toute réglementation stricte. Le cannabis, quant à lui, reste un sujet controversé et fait l’objet d’un contrôle beaucoup plus sévère.

🌎 Contexte géopolitique : pourquoi maintenant ?

Le timing de cette déclaration soulève des interrogations. Pourquoi l’OICS revient-il sur un traité datant de 1961, alors que le contexte mondial autour du cannabis a considérablement évolué ? De nombreux pays, y compris le Canada, l’Allemagne et plusieurs États américains, ont adopté des politiques progressistes sur le cannabis, privilégiant des approches basées sur la santé publique plutôt que la répression. En outre, les récents progrès dans la recherche médicale montrent que le cannabis peut offrir des bénéfices thérapeutiques pour certaines pathologies, notamment la douleur chronique et les troubles du sommeil.

🌎 L’impact limité de l’OICS

Malgré ces déclarations, l’OICS reste une entité consultative sans pouvoir coercitif. Les États-Unis, qui contribuent à près de 20 % du budget des Nations Unies, ne sont pas susceptibles de modifier leurs lois en réponse à ces recommandations. De plus, la montée en puissance de l’industrie du cannabis, évaluée à plusieurs milliards de dollars, rend peu probable un retour en arrière, surtout dans des États où cette industrie génère des revenus fiscaux importants.

🌎 Vers une réforme internationale ?

Ce débat met en lumière la nécessité d’une réforme des conventions internationales sur les stupéfiants. La Convention unique de 1961 reflète une époque où le cannabis était perçu uniquement comme une menace, sans tenir compte des découvertes scientifiques récentes ou des changements sociétaux. Une modernisation des traités pourrait permettre une régulation adaptée, équilibrant les préoccupations sanitaires et les libertés individuelles.

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